E-commerce et afrique

La guerre de l’e-commerce en Afrique a débuté !

Prémices à Abidjan :

Cdiscount, leader français  du marché du commerce en ligne, commencera son activité en Côte d’ivoire dans trois mois au plus tard. Il semblerait que ce pays serve de test. Le groupe Bolloré, partenaire de Casino, la maison-mère de Cdiscount, utilisera sa logistique et ses infrastructures, déjà bien implantées dans ce pays. Par contre, aucun renseignement n’a filtré à ce jour quant à la destination suivante du groupe français.

Lancement :

Cdiscount étudie, de façon sérieuse, avec le groupe Mabrouk, son partenaire sur le terrain africain, le lancement prochain du e-commerce dans le Maghreb. Sur le modeste marché du commerce en ligne africain, où sont absents les géants mondiaux eBay et Amazon, l’arrivée de Cdiscount se remarque.
Le secteur du commerce en ligne africain est pratiquement inexistant puisqu’il ne représente qu’un peu plus de 2 % des ventes en ligne mondiales, en incluant le Moyen-Orient.
En Tunisie, où internet se développe bien, environ 40 millions de dollars ont été dépensés pour des achats en ligne en 2012.
Au Nigeria, pays le plus peuplé du continent africain, en 2016, 100 millions de dollars ont été affectés aux achats en ligne.
Cependant, au vu du potentiel que représente ce marché, les ambitions sont grandes.
D’ailleurs, en une année seulement, Africa Internet Holding (AIH), s’est implantée  dans seize nouveaux pays, de l’Algérie à l’Angola.
Ringier, société suisse, qui a connu le succès au Kenya, reproduit ce modèle au Ghana et ne compte pas s’arrêter là.
Des projets s’ébauchent un peu partout sur la terre africaine.

Euphorie :

Comme la téléphonie mobile a révolutionné le marché africain des télécommunications, le commerce en ligne pourrait rapidement s’imposer et se développer très rapidement.
Il faut savoir que l’Afrique (en exceptant l’Afrique du Sud) ne possède que 242 centres commerciaux, chiffre croissant puisque 179 projets vont voir le jour. Ils sont notamment limités par le prix élevé de l’immobilier dans les grandes villes. De plus, quand l’emplacement idéal est trouvé, c’est la circulation qui pose problème.
Cependant, le développement du commerce virtuel que connaît l’Asie est de bon augure pour les pays africains.